Prothèse Totale de Hanche – PTH

Qu'est-ce que c'est ?

null

Prothèse de hanche : une cupule dans le bassin, une tête qui s'articule dans la cupule et une tige fixée dans le fémur qui tient la tête.

Prothèse de hanche à gauche

La hanche est une articulation permettant de joindre l’os du fémur au bassin et donc la cuisse au tronc.

le cartilage tapisse les surfaces articulaires afin d’assurer un frottement permanent  harmonieux.

L'arthrose c'est l'usure du cartilage, son remplacement est possible par une prothèse.

La prothèse est composée d’éléments métalliques : une tige fixée dans le fémur,  et un insert cotyloïdien en forme de bol fixé dans le bassin, ils frottent  l’un contre l’autre grâce à une tête sphérique emboitée sur la tige et d’une cupule creuse déposée dans l’insert.

La tige fémorale et l’insert cotyloïdien sont en Titane, Chrome, Cobalt ou Acier, et sont fixés directement dans l’os. Ils sont recouverts de calcium afin de mieux permettre leur intégration dans l’os. Ils peuvent aussi être fixés à l’aide d’un ciment.

Les pièces de frottement sont en plastique ultra résistant (le polyéthylène), en métal ou en céramique. Ces pièces font l’objet d’études nombreuses et d’un usinage rigoureux afin de diminuer au maximum l’usure et ainsi augmenter la longévité des implants.

Chargement du modèle 3D
Glissez horizontalement
pour tourner
Pincez/scrollez
pour zoomer

Pourquoi se faire opérer ?

 

 

Au fil du temps, le cartilage s’use : il s’agit de l’arthrose.

Lorsque l’usure est importante, les deux os (fémur et bassin) se touchent, sans revêtement comme le frottement de 2 pierres entre elles.

L’arthrose est une pathologie très douloureuse,  qui enraidit la hanche et limite les activités quotidiennes. Parfois , il s'agit d’un véritable effondrement de l’os et du cartilage (ostéonécrose), entraînant les mêmes conséquences handicapantes.

 

 

 

 

 

Une prothèse articulaire  remplace le cartilage usé par un revêtement neuf, Elle permet de faire disparaître les douleurs, d’améliorer les mobilités de la hanche, de reprendre des activités quotidiennes physiques satisfaisantes et ainsi améliorer votre qualité de vie.

Arthrose de la hanche droite. La tête frotte dans la cavité acetabulaire comme une pierre.
Arthrose de la hanche droite. La tête frotte dans la cavité acetabulaire comme une pierre.
Radiographie d'une prothèse de hanche
Radiographie d'une prothèse de hanche

Durée d’hospitalisation

De 1 à 5 jours

La durée d’hospitalisation varie de 1 à 5 jours en fonction de l’état préopératoire, de la technique utilisée et de la récupération post-opératoire de chaque patient.

Le retour à domicile est aujourd’hui fréquent et préférable. Il n’est pas nécessaire de prévoir une rééducation soutenue.

Dans certains cas, si le patient est isolé, il convient de prévoir une courte convalescence.

 

Modalités
post-opératoires

  • Prendre un traitement préventif contre la phlébite (anticoagulant), tous les jours pendant la durée déterminée en post-opératoire. Il est parfois administré par une injection sous cutanée, nécessitant le passage d’une infirmière à domicile. Je vous demande également de porter des bas de contention durant la même période.
  • Réaliser des soins de pansement par une infirmière à domicile 2 à 3 fois par semaine pendant une dizaine de jours. Les fils sont souvent résorbables, sinon il faut que l’infirmière les retire après 15 jours, comme les agrafes.
  • Prendre des traitements contre la douleur et des anti-inflammatoires : Les suites immédiates postopératoires peuvent être douloureuses, tout est mis en œuvre pour diminuer ces douleurs, surtout les premières 48h.

Rééducation

HD_0018_19
HD_0019_20
4 à 6 semaines : %
4 mois : %

La rééducation est débutée à la clinique, immédiatement après l’intervention.

L’appui et la marche sont repris le jour même à l’aide d’un kinésithérapeute, sauf cas particulier ( os fragile, refend osseux).

La rééducation est simple techniquement : elle consiste principalement a reprendre un schéma de marche satisfaisant et surtout sans crainte.

Dans un deuxième temps, et seulement lorsque les cicatrices sont solides, un renforcement musculaire spécifique pourra être entamé avec un kinésithérapeute : au début 3 à 4 fois par semaine à domicile, puis à son cabinet.

Il faut  4 à 6 semaines pour une récupération fonctionnelle satisfaisante à 80-90% (marche sans canne, voiture…), et 4 mois en moyenne pour le résultat optimal.

Quels sont les risques
péri-opératoires ?

A quoi ressemble la cicatrice ?

Cicatrice d'un abord postérieur
Cicatrice d'un abord postérieur
Cicatrice d'un abord antérieur
Cicatrice d'un abord antérieur

Elle mesure 6 à 15 centimètres en fonction des cas, et peut être antérieure, latérale ou postérieure selon la technique utilisée. Ces dernières années, il y a eu un certain emballement médiatique concernant l’approche antérieure. Celle-ci permet il est vrai un confort post-opératoire certain. Cependant, ce bénéfice disparaît rapidement après l’intervention. Sur le plan scientifique, aucune différence n’a été démontrée entre la voie antérieure ou postérieure à 6 semaines d’une chirurgie.

Chaque voie d’abord a donc ses avantages et ses inconvénients.

L’essentiel étant qu’aucune concession ne soit faite sur la qualité de l’implantation de la prothèse, pour le bien du patient.

Pour ma part, je pratique mes interventions par la voie antérieure ou postérieure.

Quels sont
les effets secondaires ?

L’inégalité de longueur de membre :
Le travail du fémur dans sa longueur induit la possibilité de modifier la longueur du membre inférieur. Une inégalité inférieure à 10 mm n’est pas source de boiterie et n’est habituellement pas handicapante. Parfois, l’utilisation d’une semelle de compensation peut s’avérer confortable. La mesure à la radiographie d’une inégalité de membre n’a aucune valeur : seule la mesure clinique, en consultation, sur la table d’examen a une valeur fonctionnelle. Celle-ci doit être évaluée à la 6ème semaines post-opératoire, afin que les phénomènes de compensation de bassin ou contracture musculaire disparaissent et ne faussent pas l’observation.

Les douleurs résiduelles :
Après une récupération et une rééducation bien menée, il peut exister des douleurs résiduelles, souvent  modestes et qui disparaissent les mois suivant l’intervention. Il peut s’agir d’irritation tendineuse, d’un oedème en cours de résorption ou d’une irritation d’un nerf de la cuisse. Parfois, ces douleurs sont un peu plus significatives et sont souvent en lien avec une irritation du tendon du muscle psoas. Une infiltration peut être alors décidée et parfois un geste chirurgical complémentaire est nécessaire.

Il faut parfois être patient et il est  rare que les douleurs résiduelles  soient handicapantes.

Que peut-on faire avec une prothèse de hanche ?

Une fois la rééducation effectuée, et les muscles renforcés, la prothèse de hanche permet de reprendre une vie normale. Le sport est souvent possible. Il faut éviter les sports à risque  (alpinisme, spéléologie…) ainsi que les sports de combats ou à haute cinétique (rugby, ski acrobatique…).

Si vous êtes jeune et que vous souhaitez réaliser des activités de ce type, un resurfaçage de hanche pourra être envisagé.

Durée de vie

%
Sont toujours en place après 20 ans

La prothèse de hanche n’a pas de durée de vie limitée.

S’il n’y a pas d’incident ou de modification, il n’y a aucune raison de changer une prothèse. Les études admettent que 5 à 10% de nos prothèses modernes ont dû être changées avant 20 ans.

Donc 90 % sont toujours en place après 20 ans.

Les raisons fréquentes d’un changement de prothèse sont l’infection secondaire, la luxation, l’échec de fixation et l’usure.

Conclusion

Les résultats obtenus répondent souvent aux besoins et aux espoirs des patients.

Cependant, si les complications sont rares et la récupération souvent aisée,  il est important de se souvenir que cette intervention n’est pas anodine.

Plus de 100 000 prothèses de hanche sont implantées chaque année en France.